EMR - L'appel d'offres AO10 rebat les cartes de l'éolien flottant en France

Postée le 07/07/2026

25 juin 2026 – La Tribune

[…] Le dixième appel d'offres français pour l'éolien en mer prévoit le déploiement de 10 GW supplémentaires, avec de nouveaux critères favorisant les filières européenne et française. Selon plusieurs acteurs du secteur, ces évolutions pourraient toutefois fragiliser le modèle économique des premiers parcs flottants déjà attribués.

Des règles qui modifient les équilibres économiques

L'AO10 marque une nouvelle étape dans le développement de l'éolien flottant en France. Toutefois, plusieurs professionnels estiment que les nouveaux critères d'attribution remettent en cause les hypothèses économiques retenues lors des appels d'offres AO5 et AO6. Ces premiers projets tablaient notamment sur des économies d'échelle et des synergies avec leurs futures extensions.

 

Selon plusieurs acteurs cités dans l'article, l'obligation de répondre aux nouveaux critères de résilience, de robustesse et d'approvisionnement européen pourrait conduire à utiliser des fournisseurs différents entre les parcs initiaux et leurs extensions, générant des coûts supplémentaires estimés entre 10 et 15 €/MWh.

Des discussions autour des modèles économiques

L'article indique que des discussions seraient en cours entre EDF et l'État concernant le tarif de rachat du parc Méditerranée Grand Large, attribué fin 2024 avec un tarif de 85,90 €/MWh. Le ministère de l'Énergie confirme suivre avec attention la viabilité économique des projets, tout en soulignant que des synergies restent possibles malgré les nouvelles règles.

Plusieurs acteurs évoquent également le risque juridique que représenterait une révision a posteriori des tarifs de rachat et proposent plutôt d'intégrer ces coûts supplémentaires dans les extensions prévues par l'AO10 afin de préserver la continuité de la filière industrielle.

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L'AO10 officiellement lancé pour plus de 10 GW d'éolien en mer

12 juin 2026 – Le Marin

[…] Le gouvernement a publié le cahier des charges du dixième appel d'offres français pour l'éolien en mer. Portant sur onze projets totalisant plus de 10 GW, il introduit de nouveaux critères industriels et environnementaux tout en maintenant un objectif de prix moyen inférieur à 100 €/MWh.

Un cahier des charges enrichi

Le nouvel appel d'offres concerne onze projets, posés et flottants, répartis entre la Normandie, la Bretagne, la façade sud-Atlantique et la Méditerranée. Le dispositif abandonne le complément de rémunération normatif au profit d'un complément de rémunération classique, porté de 20 à 25 ans, complété par une prime de maintenance destinée à encourager les interventions lorsque les prix de l'électricité sont les plus faibles.

De nouveaux critères de sélection

Le gouvernement maintient une moyenne maximale de 100 €/MWh sur l'ensemble des projets et introduit des critères de résilience inspirés du Net Zero Industry Act européen afin de favoriser les chaînes d'approvisionnement européennes et de limiter l'empreinte carbone des projets.

Le cahier des charges prévoit également un retour au raccordement en 66 kV pour les nouveaux projets, à la demande des industriels, tandis que Centre Manche 1 et Centre Manche 2 conservent le choix initial du 132 kV. Les candidats disposent de quatre mois pour déposer leurs offres. Les lauréats devraient être désignés en février 2027.

 

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